Mon aventure Londonnienne : jour 7

Julie - 13 mars 2016

Visite Magique des studios Harry Potter Warner Bros à Londres

Julie - 13 mars 2016

Voyager seul(e) : ennuyeux ou merveilleux?

Julie - 13 mars 2016
Mon aventure Londonnienne jour 7 Harry Potter - lesaventuresdejulie.com
Visite Magique des studios Harry Potter Warner Bros à Londres
Voyager seul(e) ennuyeux ou merveilleux - lesaventuresdejulie.com

Bonjour et bienvenue dans ce nouvel article vidéo des aventures de Julie, un souffle de Magie !

Vous êtes curieux(se) ? Cliquez juste en-dessous :

Liens des références 


* « Accueillir toutes mes peurs » : Nina Folie du blog Ninanoto

* « Rien c’est déjà quelque chose » : Fleur Molinaroli du blog Oser la sexualité

Transcription de la vidéo


Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de mon aventure à Londonienne (c’était il y a quelques jours), et du fait que je voyage seule. Est-ce que voyager seul(e) c’est quelque chose d’ennuyeux ou au contraire quelque chose de merveilleux ?

Ma p’tite anecdote

Je vous parle de ce sujet parce que lorsque je pars seule cela a génère des questionnements et même de l’étonnement autour de moi. « Tu ne vas pas t’ennuyer toute seule ? », « Tu n’as pas peur ? », « Pourquoi tu n’y va pas avec une amie ? »

Aujourd’hui, j’ai envie de vous dire quel est mon ressenti à ce sujet ainsi que mes retours d’expériences.

J’ai piqué votre curiosité ?
C’est parti pour *l’explication Magique* !

L'explication magique -voyager seul - lesaventuresdejulie.com

1. Sensation de liberté


Personnellement cela me procure une grande sensation de liberté (et d’aventure). Cela se passe à différents moments et niveaux :

  • la première fois où je ressens ça, c’est lorsque je prends ma décision. Pourquoi cela me procure cette sensation de liberté ? Eh bien parce que c’est une décision que je prends en ne consultant que moi-même, je n’ai besoin de l’accord de personne, de la disponibilité de personne, ni d’inclure les conditions de personne. En fait ça me permet de me rendre compte que j’ai la possibilité à tout moment de partir où je veux, quand je veux.
  • le second moment où je ressens cela, c’est quand je choisis mes activités du jour. Ici pareil, je n’ai besoin de prendre en compte personne d’autre que moi. Si je veux faire telle chose, je le fait tout simplement.
  • le troisième moment que je citerais ici, c’est dans la manière de faire les choses. Là encore cela ne dépends que de moi : si je souhaite faire une visite de façon rapide, je le fait rapidement, si au contraire il est important pour moi de rester pendant 15 minutes devant la même vitrine, rien ne m’en empêche ! 😀

Cela peut paraitre très égoïste de prime abord, et de façon négative, mais je vous assure que c’est vraiment une sensation très agréable, je vous encourage à l’expérimenter. Et puis, est-ce que l’égoïsme est quelque chose ne si négatif que cela ? Personnellement je ne crois pas, d’ailleurs je vous en parle ici.

2. Responsabilité et montée en compétences


Notion de responsabilité

Qu’est-ce que j’entends par là ? Eh bien lorsqu’on voyage à plusieurs, on a tendance à compter sur les autres. Il y a cette sensation de « si je ne me sens pas bien, l’autre sera là pour moi », « si je n’arrive pas à faire telle chose, l’autre sera là pour m’aider, ou le faire à ma place ». Quand on voyage seul(e), on est qu’avec soi, donc la seule personne sur laquelle on peut compter, c’est soi-même. C’est en cela que c’est une notion de responsabilité, puisqu’il n’y a que soi…
… pour soi 😉

Montée en compétences

Concernant la montée en compétence maintenant. C’est tout simple : justement puisqu’on est seul(e) on se rend compte ou on développe certaines capacités. Cela ne serait pas forcément le cas en groupe, puisqu’on aurait cette tendance à solliciter la personne chez qui ce savoir-faire est déjà bien développé.

Par exemple : on imagine que vous êtes dans une grande ville que vous ne connaissez pas et dans laquelle on parle une langue que vous n’avez qu’approximativement apprise. Vous avez peur de ne pas savoir vous déplacer d’un point A à un point B en transport en commun et vous vous rendez compte que vous y arrivez facilement, c’est génial, vous découvrez que vous avez cette aptitude dont vous n’aviez pas conscience. Ou, peut être que ce n’est pas facile au début, mais que vous mettez tout en œuvre pour y arriver, ce qui vous amène à faire l’acquisition de cette nouvelle compétence.

Domaines d’application et bénéfice

Cela peut être des choses factuelles comme dans l’exemple précédent, mais cela peut aussi être au niveau émotionnel. C’est-à-dire que si à un moment donné je me sens triste, je ne peux compter que sur moi. L’idée va donc être de chercher ce dont j’ai besoin et de décider ce que je vais faire de moi à moi pour aller mieux.

L’avantage de cette montée en compétence, et de cette responsabilisation de soi, c’est que cela génère de la confiance en soi, et permet de nourrir encore plus la sensation de liberté.

3. Ennui et authenticité des émotions


Ce que j’ai pu remarquer dans mes voyages seule, c’est que j’ai eu parfois l’impression de ne rien ressentir, ou pas grand-chose. Ce qui est très curieux voir même énervant puisqu’à ce moment-là je fais des choses qui sortent de l’ordinaire.

  • Accueillir ses émotions (ou non-émotions)

La veille de mon départ à Londres, je parlais à une amie blogueuse qui me conseillait de partir en accueillant toutes mes peurs et toutes les sensations ou impressions qui pouvaient me déplaire. Donc quand je me suis rendu compte de cette impression de vide, c’est a première chose que j’ai fait : accueillir.

  • Rien, c’est quelque chose

Une autre chose m’est revenue également en tête, c’est ce que dit une autre amie, blogueuse également : « rien c’est déjà quelque chose ». Alors qu’est-ce que cela veut dire ? Eh bien c’est qu’on sent qu’il n’y a rien, mais ce rien est bien là, donc c’est déjà quelque chose en soi. En prenant conscience de ça, cela m’a amené à aller chercher « Qu’est-ce que c’est que ce rien ? ».

J’ai fais une découverte : j’ai remarqué que c’est tout simplement quelque chose de différent de ce dont j’ai l’habitude. C’est une sensation autre, que je dois donc déchiffrer avec un décodeur adapté. C’est tout simplement ça : choisir le bon outil pour entendre et comprendre ce qui ce passe à l’intérieur de moi.

  • Un autre façon d’imager cela

C’est un petit peu comme la différence entre manger dans un fast food et dans un grand restaurant.

Quand je mange un hamburger par exemple, je sens bien le goût du pain, du steak, du ketchup, du fromage… Bref, ce sont des saveurs brutes, qui se sentent de façon forte et claire, on les a tout de suite en bouche. Si je vais dans un grand restaurant, on va arriver avec mon assiette, on va ouvrir la cloche et là, je risque de découvrir quelque chose de tout petit par rapport à ce que je mange d’habitude. Je vais en prendre une bouchée.

Si je la mange avec mon décodeur fast food, il y a de grandes chances que je me dise qu’il n’y a rien d’extraordinaire à ce plat. Mais si je prends une autre bouchée et que je la savoure de façon plus fine, je vais pouvoir sentir une texture particulière, peut-être même différentes textures qui se succèdent, et puis il va y avoir différentes saveurs mais de façon très subtiles. Peut-être que je vais sentir un tout petit peu d’acidité qui se mélange au sucré et une légère amertume qui va donner à tout cela plein de couleurs en bouche un peu comme dans le dessin animé Ratatouille lorsqu’il explique ce que lui procure le mélange de certains aliments.

⇒ Eh bien je trouve que partir seul(e), permet d’aller chercher la subtilité, la finesse et l’authenticité de ses émotions.

Dans les voyages à plusieurs, on va avoir tendance à rire fort, se plaindre fort, et puis a jouer sur une espèce de ping pong d’expression des émotions, ici cela va plutôt être…
…un p’tit sourire qui monte sur le coin de la lèvre et c’est ça a ce moment là le bonheur. 🙂

Mes dernières p’tites notes

  • Je souhaite commencer par dire qu’il n’y a pas de mieux à voyager seul(e) ou à plusieurs, c’est juste différent. Tout dépend de ce qu’on souhaite aller chercher, visiter en soi.
  • Voyager seul(e) est aussi une façon de faire un point de soi à soi. Sans forcément beaucoup se pencher sur la question, mais rien que le fait de se retrouver seul(e) dans un autre lieu, loin de son contexte habituel permet de se retrouver et de faire une sorte de bilan, même inconsciemment.
  • Petit conseil si vous avez envie d’entreprendre un ou plusieurs voyages seul(e) : allez-y petit pas par petit pas.
    Pourquoi ? Parce que le but est qu’il soit agréable, et ait un p’tit goût d’aventure. Pour cela, il faut qu’il y ai un juste milieu entre le plaisir que cela vous procure et la peur que cela génère. C’est un petit peu comme lorsqu’on fait des manèges à sensations : il y a ceux qui vous font « wouaha c’est génial ! » et ceux qui vous font vous sentir mal, vous donnent la nausée. Eh bien c’est de trouver le voyage qui vous amène un juste milieu de plaisir et de peur comme le manège qui vous donne la sensation agréable. Au fur et à mesure, vous pourrez augmenter les paramètres qui avant vous généraient trop de peur. Par exemple, pour ma part, j’ai commencé par deux jours à Paris pour mon anniversaire, puis 4 jours et enfin 7 jours à Londres… [/toggle]

Et vous, que pensez-vous du fait de voyager seul(e) ?
Vous en avez déjà, fait l’expérience ? Cela vous tente ?
Ecrivez-moi un commentaire !

Que pensez-vous du fait de voyager seul(e) - lesaventuresdejulie.com

 

Crédit photos : Imagesd manweheartit.com, Benign Objects

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4 commentaires

  1. Bonjour Julie,

    Un super sujet ! J’adore voyager seul ! J’aime également la solitude. Mais j’ai aussi partager. Je me rends compte des limites qu’offrent les 2 options mais les 2 expériences sont géniales.

    A choisir, je pense que je préfère tout de même voyager à plusieurs pour partager ces expériences. Mais être seul permet également les rencontres. Alors je me tate tous comptes faits ^^

    J’ai du mal à saisir ton « manque d’émotions » car tu dois bien vivre des expériences qui créent des émotions en toi. Ou alors tu t’autorises peut-être moins à exprimer tes émotions seule qu’en groupe ?

    Au plaisir !
    Dorian

    1. Bonjour *Dorian* !

      Merci beaucoup pour ce témoignage ! 😀

      Tes réflexions sur ta préférence à voyager seul ou à plusieurs m’ont amusée (dans le sens noble du terme 😉 ) car en effet je trouve que les deux ont leurs grands atouts et leurs côtés géniaux…
      … Je suis plutôt d’avis à dire que c’est une question de préférence à un instant T, suivant ses besoins du moment, ce que l’on souhaite nourrir en soi.

      Concernant mon « manque d’émotions » maintenant…
      J’ai essayé de te répondre à plusieurs reprises et au final à chaque fois que je me relis je remarque qu’une autre réponse pourrait être tout aussi juste que celle que j’ai écris tout en étant complètement différente. J’ai relu plusieurs fois ta question et je la trouve plutôt vaste, dans ma lecture, elle peut s’orienter de multiples façons. Du coup j’aimerais que tu m’apportes une précision sur ce que tu souhaites savoir exactement. Par exemple, cherches-tu :
      – A comprendre comment est-ce possible de ne rien ressentir ?
      – A savoir pourquoi il peut m’arriver de ne rien ressentir ? Quelle en est la cause ?
      – A ce que je t’en dise plus sur la découverte que j’explique dans mon article ? (Que cette impression de ne rien ressentir n’était justement qu’une impression et qu’en fait je ressentais bien des émotions mais d’une manière différente de celle que je connaissais en groupe, et/ou qu’elles se manifestaient d’une façon différente de la manière dont j’imaginais qu’elle devaient se manifester ?)
      – A avoir plus de précisions et d’explications sur la différence que je fais entre les émotions ressenties en groupe et celles dans la solitude ?

      Belle journée à toi ! 🙂

      1. Bonjour Julie, mes questions t’en font poser beaucoup lol !
        Ce que j’entendais dans ton message est que tu ressens moins d’émotions en étant seule mais en même temps que tu sembles les forcer en groupe : « rire fort, se plaindre fort… ». Finalement, tu semble être plus toi-même seule, ce qui est logique puisqu’il n’y a plus le regard des autres.
        Une manifestation différente de tes émotions, ça c’est intéressant !
        Je pense que tu pourrais carrément écrire un billet sur ce sujet des émotions ressenties et exprimées lorsque l’on est seul et lorsque l’on est en groupe. Il y a un vrai message et je te suis entièrement !
        Beau dimanche ! 🙂
        Dorian

        1. Bonsoir *Dorian* !

          Ah les questions, ça c’est mon côté Sherlock Holmes 😉

          Je comprends mieux, je suis d’accord avec toi, il y aurait de quoi dire sur ce sujet, je retiens l’idée ! 😀

          A très bientôt, belle soirée !

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