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Julie - 14 décembre 2016

Découvrir la magie de New York en 11 lieux merveilleux

Julie - 14 décembre 2016

Blessures et problèmes, et s’ils étaient de merveilleux maîtres d’évolution..?

Julie - 14 décembre 2016
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Découvrez New York city en 11 lieux inspirants - lesaventuresdejulie.com - Laurent Villeneuve Visa Esta
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Bonjour à toutes et à tous !

J’ai créé cet article en cadeau de ma première Newsletter en décembre 2016, aujourd’hui, j’ai décidé d’en offrir l’accès à tous ceux et celles qu’il intéresserait… Bonne lecture à vous, et n’hésitez-pas à me laisser un petit commentaire pour me partager vos idées ! 😉


Comme vous le savez, pour moi, l’aventure est une affaire de chaque instant…

A l’occasion de cette première newsletter, j’ai eu envie de vous partager ma dernière grande aventure et ce qu’elle m’a permis de toucher ainsi qu’un nouveau processus Magique. 🙂

Ma p’tite anecdote

La semaine dernière, j’avais un RDV professionnel sur Skype qui a finalement été décalé en dernière minute. Mon interlocuteur, après m’avoir proposé/informé de ce changement, m’a fait une suggestion avec un peu d’espièglerie : profiter du temps que j’avais prévu pour ce rendez-vous pour prendre un temps pour moi comme prendre un thé au soleil.

Sur le moment, je me suis dit qu’en effet c’était une bonne idée mais que quand même j’aimerais bien rentabiliser ce temps dans ma productivité, alors je me suis remise à travailler. Au bout d’une vingtaine de minutes où je ne faisait que de penser à cette idée, je me suis dit que ce n’était pas pour rien que j’avais entendu cela. J’ai donc décidé d’arrêter ce que je faisais, me préparer un thé dans mon mug isotherme préféré, de prendre un de mes nouveaux magazines et d’aller m’assoir au soleil sur les quais de Saône en face de chez moi.

Sur le trajet me menant aux quais il y a un pont. Sur ce pont, il y a un trottoir et sur ce trottoir il y a un muret. Il sert à séparer le trottoir en deux parties : celle réservée aux piétons et celle réservée aux cyclistes. Un de mes rituels d’amusement est de traverser ce pont en marchant en équilibre sur ce muret. Rien de vraiment difficile, il n’est pas bien haut et est suffisamment large pour que l’équilibre se trouve facilement.

J’ai donc commencé ma traversée. J’étais toute joyeuse, un peu espiègle et en même temps pas très centrée je dois l’avouer (je ne suis que parfoite, pas parfaite 😉 ). J’ai eu une idée : envoyer une photo de l’endroit où je prendrais le soleil à la personne qui m’a donné l’idée, et la « petite voix dans ma tête » s’est mise à dire le SMS qui l’accompagnerais. J’ai remis un instant les pieds bien à plat sur le sol (je n’étais donc plus sur le muret) pour fermer les poches zippées de ma veste. A ce moment-là, la petite voix dans ma tête était en train de finir de dire le texte de mon message tel que je l’avais pensé. Puis d’un coup elle enchaine et rajoute : « et je me suis fait une cheville ». J’ai juste eu le temps de me dire : « Hein ? Comment ça je me suis fait une cheville ? » que mon pied gauche pourtant bien posé à plat au sol s’est mis à « balloter/trembloter » et s’est tordu.

J’ai oscillé entre surprise, déception et amusement « c’est pas possible! ». Dans mon ressenti c’était comme si mon corps m’avait donné l’information avant que cela arrive pour me prévenir.

Etant quelque peu habituée à ce type de blessure (ce n’est que la 5ème fois environ que je me fais une entorse à cette cheville ^^), j’ai décidé d’aller quand même au soleil et de voir sur le retour, après que ma cheville ai « refroidi », la gravité de la blessure. J’ai donc marché en faisant attention à la douleur, et je suis allée prendre le soleil.

Le temps du retour est arrivé, Mme Cheville n’était pas bien contente sans pour autant avoir doublé de volume, ou s’époumoner de douleur tout en ronchonnant suffisamment pour se faire entendre.

Ici encore j’ai oscillé entre coup de blues, amusement, questionnement…

Vous voulez en savoir plus ?
C’est parti pour * l’exploration Magique * !

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1. Rapport à la douleur

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai un rapport particulier à la douleur. Les douleurs fulgurantes à forte intensité, bien sûr, je les identifie très bien, elles ne laissent pas de place au doute. Mais les douleurs à plus petites échelles sont pour moi souvent pas très claires. Un vieux reste de ma période sport-étude où j’ai trop tiré sur mon corps et où j’ai continué de danser avec des blessures pour lesquelles j’aurais du prendre du repos certainement.

Voilà ce qui se passe à l’intérieur de moi : est-ce que j’ai mal pour de vrai ? Ou est-ce que je fais semblant ? C’est un peu comme si, vu que ce n’est pas à se tordre de douleur, une part de moi disait que je me plains pour rien et qu’en fait c’est faux je n’ai pas mal, je fais seulement la comédie.

Cela m’a amenée à vérifier tout ce qu’une situation comme celle-ci générait en moi et à quel point je suis juste ou non avec moi-même mais également avec mon entourage :

  • Etre honnête avec mes sensations et accueillir que même si ce n’est pas une blessure grâve, cela a malgré tout sa forme, sa dose de gravité. Que je suis légitime dans le fait d’adapter mes actions (boiter, ne pas faire une chose, demander à ce qu’on m’apporte quelque chose pour ne pas me lever, éviter trop de déplacements…),
  • Vérifier à quel moment j’étais juste avec moi-même et avec les autres. A quel moment par exemple je passe en mode victime et je force ma démarche claudicante, je force les traits de la douleur, soit pour me justifier, soit pour capter l’attention,
  • Remarquer que dans ces moment j’ai envie/besoin des objects qui vont avec : attelle, béquilles même si médicalement on me dit que ce n’est pas la peine. Ne pas y avoir accès, et voir comment je peux être en paix avec ça, ou comment je peux finalement m’en procurer, qu’est-ce que cela m’apporte ?
  • Me mettre beaucoup plus en lien avec mon corps et notamment ma cheville, mes sensations.
  • Prendre le temps et ne pas passer en force en me coupant totalement du problème jusqu’à ce que la douleur s’intensifie trop pour ne plus être entendue.
  • etc…

Bref, pleins d’explorations finalement très intéressantes que je n’avais pas complètement réglé depuis toutes ces années contrairement à ce que je croyais.

2. Un autre angle de vue

Le lendemain soir je partais en stage pour le week-end avec l’un de mes mentors. Lors de celui-ci, j’en ai profité pour aborder la question de cette blessure et voir sous quel angle il m’invitait à prendre cet évènement. Mon intention : régler ce que j’ai à régler avec cela, car je me dis que ce n’est pas pour rien que les choses arrive, d’autant plus lorsqu’il n’y a pas de facteur extérieur provocant.

Voici l’angle qu’il m’a amené :

Me poser 2 questions :
-> « Qu’est-ce que cela me permet ? » et/ou « Qu’est-ce que cela m’empêche de faire ? »
-> Comment je pourrais avoir tout ça sans avoir besoin de me faire une entorse ?

Cette démarche qui ne m’était pas totalement inconnue sans être structurée aussi clairement et surtout sans l’orientation de la dernière question est pour moi vraiment intéressante.

Vous aimeriez peut être des exemples de réponses à ses questions pour mieux cerner le principe ? Alors en voici quelques unes :

Qu’est-ce que cela me permet ?

  • avoir de l’attention, de la douceur des autres,
  • légitimer le fait de ne pas faire certaines choses,
  • légitimer le fait de prendre du temps pour moi, de faire des pauses,
  • prendre soin de moi,
  • me mettre en connexion avec mon corps, faire attention à mes sensations,
  • aller plus lentement et être à l’écoute de mes besoins,
  • légitimer mon besoin d’appui sur autre chose et mon besoin d’objets facilitant (béquilles).

Qu’est-ce que cela m’empêche de faire ?

  • marcher beaucoup,
  • faire du ménage,
  • aller à la cave chercher des affaires dans des cartons.

Comment je pourrais m’apporter tout ça sans avoir besoin d’une entorse ?

  • lorsque j’ai besoin de douceur ou de l’attention d’autres personnes, le dire clairement sans avoir besoin d’excuses pour l’assumer,
  • prendre la responsabilité et assumer de ne pas faire certaines choses,
  • prendre la responsabilité et assumer de prendre du temps pour moi, faire des pauses,
  • prendre soin de moi plus régulièrement,
  • être plus régulièrement en connexion avec mon corps, peut-être mettre en place de nouveaux rituels pour prendre cette nouvelle habitude,
  • faire attention à ma vitesse au quotidien, ramener régulièrement des temps de calme, de lenteur (même si cela peut me paraitre agaçant ^^),
  • accueillir que j’ai besoin d’objets facilitant et me les fournir même si cela ne parait pas nécessaire par des « autorités » (comme les autorités médicales dans ce cas) et en assumer les conséquences. (cela peut être aussi des choses considérée parfois comme des gadgets dans d’autres domaines, même si pour moi ils sont utiles)

3. Mon nouveau processus global blessure/problème

Toutes ces réflexions m’ont donné envie de faire une trame de processus plus globale qui comprend : des apprentissages en développement personnels reçus par le passé, mes explorations post-blessure cheville et les questionnements de mon mentor.

Lorsqu’une blessure (ou un problème autre) survient :

1. Se prendre dans les bras

Autant par la douceur et la bienveillance qu’on peut s’apporter, qu’au premier sens du terme en croisant ses bras autour de soi. Un peu comme un auto-câlin de réconfort.

2. Quelle que soit la gravité de la blessure ou du problème, accueillir d’avoir besoin d’adapter son système

  • façon de se mouvoir,
  • type d’action qu’on est d’accord de continuer à faire ou non,
  • prendre du repos,
  • utiliser des objets…

3. Vérifier sa justesse

Avec soi-même et dans ses relations aux autres.

  1. Est-ce que je suis juste dans ce que je ressens ? Est-ce que je minimise ou aggrave ce que je ressens ?
  2. Est-ce que j’en fais trop ? Est-ce que je prends ce comportement, cette attitude parce que j’attends un certains comportement en retour des gens ?

Exemples :
– forcer la démarche boitillante,
– faire une grimace de douleur en se massant la cheville dans le bus pour justifier de s’assoir alors qu’un vieux monsieur est debout à côté de soi,
– dire plusieurs fois à haute voix qu’on a mal et soupirer…

Le fait d’en faire trop n’est pas un problème en soi. On peut même volontairement en jouer si on le souhaite, mais pour être juste et ne pas entrer dans des jeux psychologiques, mieux vaut être pleinement conscient qu’on le fait et de la raison pour laquelle on le fait.

=> Pour éviter de rentrer (ou de rester) dans ce système, on peut se questionner :

  • Qu’est-ce que je recherche en faisant ça ?
  • Est-ce qu’il n’y a pas un autre moyen pour l’avoir ?
  • Et si je disais ou demandais les choses clairement par exemple ?

4. Se questionner sur ce que permet cette blessure, ce problème

  • Qu’est-ce que cela me permet ? et/ou Qu’est-ce que cela m’empêche de faire ?
  • Comment je pourrais me l’apporter sans avoir une blessure ou un problème ?

=> Penser à lister même et surtout tout ce que cela nous permet de faire qui nous paraissent être des choses négatives.

Par exemple, cela me permet de :
– crier,
– dire que je ne suis pas content(e),
– bouder,
– …

=> Dans un deuxième temps on peut affiner :

Qu’est-ce que cela m’apporte de crier ? Qu’est-ce que j’aime dans le fait de crier ?

Exemples de réponses possibles :
– sentir ma puissance vocale,
– dire ce que je pense de façon brut,
– être entendue.

=> Comment je pourrais me l’apporter sans avoir une blessure ou un problème ?

Exemples :
– prendre des cours de chant,
– chanter à tue tête,
– aller en forêt et crier à m’époumoner, ou encore faire le cri du loup à la lune jusqu’à ne plus en pouvoir,
– à chaque fois que je pense quelque chose, le dire de plus en plus honnêtement, franchement,
– travailler sur ma posture lorsque je dis les choses pour être entendue.

5. Mettre en place de vraies stratégies

Mettre en place de nouveaux systèmes, rituels, habitudes pour s’apporter ce qu’on a déterminé au point d’avant.

Exemples :
– Chanter à tue tête dans la douche,
– Prendre des cours de chant une fois par semaine,
– Aller une fois par mois en forêt et hurler tout ce qu’on peux.

6. Prendre soin de soi, et écouter son intuition, ses envies

Ecouter ses besoins.

Peut-être renssent-on le besoin de beaucoup dormir, de regarder un film en particulier, de prendre une peluche, d’être seul(e) ou au contraire avec quelqu’un…

Prendre conscience de cela et informer clairement l’entourage, lui faire des demandes si nécessaire.

Mes dernières p’tites notes

  • J’ai remarqué que pour réellement rendre concrêt ces processus de réflexion transformationnelle j’ai besoin d’écrire. Notamment par exemple lorsqu’il y a des questions à se poser. Cela me permet d’amener ma réflexion à son terme, de la développer, alors que si je le fais uniquement dans ma tête je ne vais pas aussi loin. D’autre part, le fait d’écrire est d’autant plus important pour moi lorsqu’il y a de nouvelles choses à mettre en place, cela permet de créer une forme d’engagement, de ne pas l’oublier dans le flot de la vie et de lui donner une place concrète à la réalisation.
  • Petit clin d’oeil : voici l’extrait du dessin-animé Le Roi Lion qui m’a donné l’idée de ces images d’illustration :  Extrait vidéo

Que pensez-vous de cet article ?
Avez-vous déjà fait l’expérience de processus similaires ?
Dites-le moi dans un commentaire !

Processus de transformation - lesaventuresdejulie.com

Crédits photos : Disney, Giphy

2 commentaires

  1. Je suis surpris .
    Quand , j’ai lu le titre je pensais que tu allais parler des blessures intérieures mais en fait non …..

    Ben en fait , tout ce que tu as dit est vrai .
    Quand le corps lâche , il y a une raison et ça peux nous permettre de se concentrer ou de s ouvrir vers nouveaux objectifs et nouvelles passions . Dans un sens , c’est vrai que c’est merveilleux .
    J’ai pas grand chose à rajouter vu que comme d’habitude je suis complètement d’accord avec toi (non,non je fais pas exprès)

    Pour terminer , je tenais à te féliciter pour avoir su garder ton âme d’enfant et avoir le COURAGE de partager tes différentes évolutions personnelles . C’est vraiment pas donné à tout le monde .
    Moi , je dis chapeau bas ! Continue a être toi c’est super !

    1. Bonjour Rémi !

      Ahah ! Je t’ai surpris, ça m’amuse ^^

      Tu sais, ce processus et cette réflexion à mon sens est valable tant pour pour des blessures physiques qu’intérieures mais aussi pour les divers problème qu’on peut rencontrer (des choses qui ne veulent pas fonctionner, sur lesquelles on bute, des gens qui nous mettent des barrières…), car finalement ce n’est qu’une forme différente mais le fond est très proche… 😉

      Merci beaucoup pour tes jolis compliments qui me touchent beaucoup comme à chaque fois 😀

      Merveilleuse fin d’année à toi, à bientôt avec de nouvelles histoires à raconter ! 🙂

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