Mon expérience Harry Potter, quand la sorcellerie s’invite à Paris…

Julie - 27 septembre 2015

Intui’tifs, un salon de coiffure magique

Julie - 27 septembre 2015

2 merveilleuses clefs pour une communication simple, saine et vraie

Julie - 27 septembre 2015
Mon expérience Harry Potter, lorsque la sorcellerie s'invite à Paris
Intui'tif, un salon de coiffure magique !
2 clefs magiques pour une communication simple, saine et vraie

 

Nous avons l’habitude, au quotidien, d’interpréter tout ce qui se passe autour de nous. Comme par exemple lorsque le ciel s’assombrit et que nous disons « oh ça veut dire qu’il va pleuvoir ! ». Cette habitude, nous l’avons également prise dans notre communication et souvent à grand tort…

Ma p’tite démonstration

Lorsque quelqu’un nous parle il(elle) le fait d’une certaine manière, avec un ton de voix particulier, des gestes plus ou moins amples, un certain débit, utilise certains mots, etc… Étant en face de cette personne, notre comportement instinctif nous amène à faire tout de suite une « traduction rapide » de « qu’est-ce qu’il(elle) cherche à me dire et qu’est-ce qu’il(elle) sous-entend, ne dit pas réellement ». On déduit de notre interlocuteur plusieurs choses comme : son humeur, ses intentions, ses émotions, ce qu’il pense de nous, etc… À tort ou à raison. Bien plus souvent à tort, ou en tout cas toujours de façon très imprécise. Ce qui complique voir même fausse tout l’échange jusqu’à parfois créer conflits, rancunes,…

Mais alors qu’est ce que cela veut dire ?…

…et que faire ?
C’est parti pour *l’explication magique* !

L'explication magique - comment communiquer sainement, simplement, vrai - Les aventures de Julie

1. Comprendre notre comportement instinctif

 

Pour que ce soit plus parlant, je vais vous imager tout ça.

-> Reprenons l’idée d’un échange entre deux individus :

Une personne va exprimer quelque chose à l’autre. Eh bien ce que cette personne va dire ou écrire peut s’apparenter à une image qu’elle donne à son interlocuteur. Donc, lorsqu’on communique avec quelqu’un c’est un peu comme si on s’échangeait des images… (souvenirs de récré ? 😉 )

Sauf que voilà : il y a l’image que l’on reçoit, telle que l’autre nous la donne, brute, authentique, et il y a l’image que l’on voit, ou l’image telle qu’on veut bien la voir…

Je m’explique. La personne certes nous donne son image. A ce moment là, notre comportement instinctif d’interprétation s’est déjà mis en route, et qu’est-ce qu’il fait ? Eh bien c’est un peu comme s’il mettait des filtres sur cette image. On met un filtre bleu, un autre grossissant par ici, un autre flouttant par là… Alors certes, il y a toujours l’image d’origine en fond, mais à votre avis, est-ce qu’on la voit réellement telle qu’on nous l’a donné ? Ou l’a-t-on transformé ? Transformé à tel point que parfois, on comprend tout de travers, que ce soit dans ce qui est réellement dit, ou dans les intentions de la personne qui le dit.

Bien sûr, la conversation s’arrête rarement à un seul échange, on va donc à notre tour renvoyer une image à l’autre qui va mettre ses propres filtres, et nous en enverra une troisième, sur laquelle on remettra les nôtres… Et pour peu qu’on ne fasse pas attention, on aura une belle discussion bien faussée avec des montagnes de filtres divers : des montagnes d’interprétations…

Vous pensez que cela n'arrive qu'aux personnes nulles en psychologie ? Ou qu'avec des inconnus ? (cliquez ici)

Détrompez-vous ! Tout d’abord, quelques soient nos aptitudes à comprendre les autres, une interprétation est toujours fausse ou imprécise. Ensuite, cela peut arriver à n’importe qui, n’importe quand et avec n’importe qui. Il est même souvent bien plus facile de se laisser avoir avec ses proches.

Pourquoi ? La première chose c’est qu’on croit les connaitre mieux que personne, voir mieux qu’eux-même parfois, au point de se dire qu’on sait mieux qu’eux ce qu’ils veulent dire, ressentent… et qu’ils ne veulent pas se l’avouer. La seconde, c’est qu’on a une histoire avec ses personnes. Une histoire avec ses moments de joie, de peine, ses frustrations, ses déceptions, et ces peurs qui l’accompagnent. Et lorsqu’on a des peurs, nos interprétations sont d’autant plus puissantes ! Vous savez, c’est un peu comme quand vous regardez un film d’horreur, cela vous génère de la peur, du coup, lorsque vous entendez le moindre craquement chez vous, vous l’interprétez comme un monstre qui pourrait surgir de nulle part et bien d’autres choses encore. Eh bien c’est exactement pareil !

Mais alors d’où nous viennent ces interprétations, ces « filtres » ? (cliquez là)

Eh bien d’une multitude de choses comme :
– Notre éducation,
– Notre caractère,
– Nos croyances,
– Nos expériences de vie,
– Nos rencontres,
– Nos apprentissages divers…

Ce qui veut dire qu’on a chacun nos propres filtres, et que aussi proche qu’on soit des autres, ils ne seront jamais exactement les mêmes, nous sommes unique !

 

2. Première clef : observer, constater, décrire

 

L’idée va être de regarder les choses telles quelles sont sans aucune « traduction », sans aucune interprétation, sans aucun « filtre ».

Mais alors comment fait-on cela ? Eh bien c’est un peu comme ce que vous feriez pour décrire un paysage à quelqu’un qui ne le voit pas. Vous diriez par exemple : je vois une route devant moi avec des arbres de chaque côté, la route est noire, les arbres ont un gros tronc et les feuilles sont vertes. A gauche je vois une vache blanche en train de brouter de l’herbe. Ici on voit bien qu’il n’y a aucune interprétation, mais juste une description, une constatation de ce qui est.

Eh bien cela va être pareil dans la communication, voici ma méthode magique :

  • La première chose à faire va être d’observer, de constater et de se décrire ce que l’autre nous donne. Donc ce qu’il nous dit, écrit, ou exprime d’autres manières (expression corporelle par exemple).
  • La seconde va être de faire la même chose sur soi. Qu’est-ce qui ce passe en moi ? Qu’est ce que cela produit en moi ?

Un petit exemple :

  • L’autre me parle, je l’écoute, le regarde. Je vois qu’il fait de grands gestes, son ton de voix augmente au fur et à mesure du temps, ses sourcils se rapprochent et il dit qu’il est contrarié.
  • Quand je reçois cela, chez moi cela produit de l’anxiété, j’ai le cœur qui accélère, j’ai chaud, je sens comme un truc acide qui remonte de mon ventre à ma gorge, ça me brûle, je transpire.

3. Seconde clef : communiquer avec l’autre et le questionner en temps réel.

 

Maintenant vous avez des éléments de base pour pouvoir à votre tour répondre à la personne. Deux points vont être importants et intéressants à ce moment là :

  • Exprimer ce qui se passe chez nous,
  • Questionner l’autre pour mieux le comprendre (et donc, éviter les interprétations).

Ce qui donnerait dans notre exemple :

  • « Quand tu me dis ça comme ça là, pfiou ça me rend anxieuse, j’ai le cœur qui c’est mit à battre a fond, j’ai chaud, j’ai un truc qui remonte et qui me brule dans la gorge… »
  • « Est-ce que tu es énervé contre moi ? » (oui, non)
  • « Pourquoi tu me dis ça, tu attends quoi de moi ? »
  • « J’avais l’impression que tu sous entendait que …, est-ce que c’est le cas ? » (oui/non)
  • « Quand tu dis … ça veut dire quoi exactement pour toi ? »

Vous pouvez voir qu’à ce moment là, il n’y a aucune interprétation, l’échange est vrai, sain et simple.

Mes dernières p’tites notes

  • Vous vous dites peut-être:«oui ben c’est bien gentil mais ce n’est pas facile !». C’est vrai, dans un premier temps cela peut paraitre compliqué. Mais essayez de le pratiquer au quotidien, vous verrez, vous en prendrez vite l’habitude, cela pourrait changer votre vie… et celle des autres ! Vous pouvez commencer questionner les gens lorsqu’ils vous disent quelque chose pour comprendre au mieux ce qu’ils cherchent à exprimer par exemple.
  • Comme vous l’avez lu, je vous dis de communiquer et de questionner en temps réel. Cela a une vraie importance. Pourquoi ? Parce que si vous attendez ne serait-ce quelques minutes, que ce soit sous prétexte que vous n’osez pas, qu’il y a du monde ou autre, votre cerveau va mouliner, interpréter et générer les émotions correspondant à l’interprétation. Donc créer de puissants ingrédients qui nourrissent les conflits, mésentente, rancunes, animosités…
  • Surtout questionnez toujours la personne concernée, ne demandez pas à quelqu’un d’autre ce qu’il en pense ! Tout ce que vous obtiendriez ce serait une image avec des filtres supplémentaires : ceux de la personne à qui vous demandez un avis. Sur cette image pleine de filtres, vous apposerez les vôtres, et vous obtiendrez une image encore bien plus déformée… Merveilleux 🙁            → Retenez bien cela : seule la personne qui vous a donné l’image peut vous expliquer ce qu’elle cherche à exprimer.

Préférez-vous questionner vrai, ou interpréter faux - Les aventures de Julie

Alors qu’en pensez-vous ?

Préférez-vous interpréter faux ou questionner vrai ?
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Crédits photos : j15ess, Beautiful portails, Ethan Lofton

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